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A l’extérieur de la premiere piéce se trouve une citation manuscrite de Gaston Bachelard :
« La difficulté que nous avons eu à vaincre… fut de nous écarter de toute evidence geométrique. Autrement dit, il nous a fallu partir d’une sorte d’intimité de la rondeur. »
Gaston Bachelard, Poétique de l’espace.
L ’exposisition se présente en deux espaces bien séparés. La premiere piéce présente une série de photos intitulés « sphéres » , un grand tirage d’une petite fille sur une balançoire « Baby Doll », et une installation sonore. Dans la deuxieme pièce se trouve une vidéo, une citation manuscrite sur le mur de Gaston Bachelard et une nouvelle installation sonore.
Le point de départ de cette exposition est un livre intitulée « sphére I ».
Un jour je suis tombé sur une interview de Peter Sloterdijk , figure allemande de la philosophie contemporaine. Peter Sloterdijk a entre autre sorti une trilogie sur le thème de la sphère. Je me suis interessé à deux livres de cette trilogie , « sphére I-bulles » et « sphére III Ecumes ».
Peter Sloterdijk a poursuivi les travaux du philosophe Adorno, pionnier de la "pensée formelle". La "pensée formelle" travaille sur la forme et le mouvement pour comprendre notre époque. L'originalité de la pensée de Peter Sloterdijk a été de concevoir philosophiquement des formes , au premier rang desquelles la sphére , suceptibles d'interpréter le sens de la vie des hommes en société. Il a cherché une approche artistique aux questions philosophiques. Ces 2 livres font référence au travaux de nombreux artistes (Jérome Bosh, René Magritte, Casimir Malevitch, ……).
Selon Peter Sloterdijk , la vie est un mouvement circulaire, irreversible qui se répete mais qui en meme temps avance. Les hommes produisent des lieux , c'est à dire des sphéres , pour pouvoir apparaitre dans ce monde. La sphère est la rondeur dotée d'un intérieur, exploitée et partagée par les autres , que les hommes habitent. Habiter veut dire toujours en créer des nouvelles (des petites comme des grandes). Les hommes sont les créatures qui créent des mondes circulaires pour se protéger, se réaliser mais aussi pour rentrer en contact avec les autres (amitié, amour,compréhension ...).
Le premier volume de cette trilogie commençe par la citation de Gaston Bachelard citée précèdemment . L’Originalité de ce livre , « la poétique de l’espace », tient à la place donné à l’imagination et à l’espace ce qu’il appelle l’ « imaginaire poétique ».
Ce premier ouvrage nous a amené vers un de ses essais , « l’eau et les rêves ». À l’écoute de l’eau et de ses mystères, il nous entraine dans une méditation sur l’imagination de la matiére. Il passe des eaux claires, brillantes où naissent des images fugitives, jusqu’aux profondeurs obscures, où gisent mythes et fantasmes. Bien que réalisé avant la lecture de ce livre, la vidéo « Un dimanche à Saint Goustan » en est trés proche.
Dans la précèdente exposition « c’est des sorciéres …….. », nous avions déjà abordé la notion d ‘espace à travers l’accrochage des photographies sur les murs, la sphére par le mouvement circulaire des poissons « Les Carpes » et le monde intérieur par la série de portraits « young face ».
Room 1
Les ballons sont placés de façon aléatoires sur les murs s’inspirant de la complexité d’un monde en réseau. Ils sont présentés sur les deux murs latéraux comme une invasion grandissante . Rien ne peut les arreter . Il se repete, se multiplie .
En face un grand tirage d’une petite fille habillée en princesse sur une balançoire. Ces ballons ne sont peut-être qu’un jeu?
La musique tournera en boucle comme une comptine pour enfants .
Room 2
Dans une seconde piéce sur le sol se trouve une vidéo intitulé « un dimanche à saint Goustan » intégrant une bande son. Une citation de Gaston Bachelard est écrite sur un des murs « C' est en se tenant assez longtemps sur la surface irisé que nous comprendrons le prix de la profondeur ».
Ce film met en relation l’image de l’un des artistes à travers son reflet et le spectateur.
X.C
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